LECTURE & PROCESSUS COGNITIFS Une approche psycholinguistique ...

LECTURE & PROCESSUS COGNITIFS Une approche psycholinguistique ...

LES THEORIES EN PSYCHOLOGIE DU DEVELOPPEMENT Les conceptions gnrales du dvpt sont la base de constructions thoriques diverses, complmentaires ou concourrentes. Que faut-il entendre par thorie ? RQ : tymologie grecque : vision dun spectacle, vue intellectuelle, spculation

Le mot thorie est souvent employ de manire pjorative en faisant rfrence : une vue de lesprit artificiellement simplifie (prsentation des faits de manire trop schmatique) une conception individuelle

(lie au parti pris de lindividu) Il peut tre cependant dfini de manire positive La thorie est lhypothse vrifie aprs quelle ait t soumise au contrle du raisonnement et de la critique. Une thorie pour rester bonne doit toujours se modifier avec le progrs de la science et demeurer constamment soumise la vrification et

la critique des faits nouveaux qui apparaissent. Si lon considrait une thorie comme parfaite, et si lon cessait de la vrifier par lexprience scientifique, elle deviendrait une doctrine. C. Bernard. Un modle thorique est donc : 1. 2. 3.

un systme explicatif qui se propose de rendre compte dun gd nb de faits par le recours un petit nb de principes admis titre dhypothse vraisemblable par la plupart des chercheurs dune poque. Une thorie permet : 1. dinterprter ce qui est observ

2. daller au-del en proposant de nouvelles hypothses rfutables permet aux thories dvoluer (i.e. dtre vivantes) : - en affinant ou ajustant ses concepts - en sintgrant dans une thorie nouvelle plus explicative La psychologie du dvpt se caractrise par un clectisme thorique : Coexistence dorientations sur ltude du dvpt

MAIS absence de concordance entre les modles (termes utiliss - tapes ges) Absence de concordance lie au fait que les approches privilgient tel ou tel champ dtude Ncessaire dtre prudent dans linterprtation des modles 1. Descriptions linaires peuvent donner limpression que

le dvpt est continu OR, le dvpt est discontinu (existence de progressions, de pauses, voire de regressions) 2. Les ges mentionns nont quune valeur indicative : il existe toujours une dispersion autour des ges moyens. Les diffrences entre les modles thoriques

Pas de thorie du dvpt unitaire Diffrences des approches au niveau : - du domaine tudi - du type de modle - du type dapproche - de lorigine du dvpt Le domaine tudi Etude de laspect : 1. Intellectuel (e.g. Piaget)

2. Affectif (e.g. Freud, Klein) 3. Relationnel (e.g. Spitz) 4. Social (e.g. Wallon) Ces distinctions rendent compte du caractre partiel des thories en psychologie du dvpt. Le type de modle Elaboration de modles de dvpt : 2 types de modles 1.

Modles gnraux Saisir les modes daction dun mcanisme moteur du dvpt dont la mise en uvre affecte lensemble des registres. 2. Modles locaux Relatifs des secteurs particuliers du dvpt : prciser le fonctionnement des chgts dans le domaine tudi.

Le type dapproche 3 approches 1. Approche descriptive La plus ancienne. Dcrire de faon prcise les cpts des enfants chaque ge. 1re mthode utilise : lobservation (description de leurs propres enfants puis observation sur de plus groupes denfants) .

Le type dapproche 2. Approche structuraliste Organiser les conduites qui se dveloppent au cours de lenfance en les regroupant dans des structures. Structure : tout constitu, ensemble dlments organis selon certaines relations : totalit assemblage de plusieurs lments

Le type dapproche Dfinir les lois dterminant les relations entre les lments lis ensemble. La structure nimplique pas une ralit statique mais une transformation tout au long du dvpt de lenfant Succession dtapes ou de stades, chacun tant caractris par une structure spcifique Le type dapproche

3. Approche fonctionnaliste Sintresse la fonction de chaque entit psychologique. Prsuppose que linstallation et laffermissement dune

rponse dpendent de son utilit Etude de la signification des comportements et non de leurs mcanismes Attention accorde aux contextes : analyse de la situation ou du milieu. Lorigine du dveloppement

Le dveloppement est dtermin : 1. Ds la gense (i.e. contenu dans les gnes de lenfant) Thse des innistes / maturationnistes 2. Par des facteurs externes (i.e. acquis) Thse des empiristes 1 La thorie maturationniste Objectif des maturationnistes

Cette approche insiste sur limportance des facteurs endognes, responsables du dvpt. Tout est programm ds la conception Ordre immuable dans le droulement des changements Certains aspects du dvpt prsentent une rgularit en faveur dune telle conception. Exemple : tapes de la progression vers la marche Objectif des maturationnistes

Hypothse : dautres aspects du dvpt peuvent obir galement une telle ncessit interne. Lobjectif des maturationnistes est de montrer : la prdominance des facteurs internes labsence dinfluence des vnements extrieurs Illustration avec les travaux de Gesell : minutieuse

description du dvpt des enfants ges. Objectif des maturationnistes Paralllisme entre dvpt psychologique et dvpt physique Dvpt est affaire de maturation / actualisation du potentiel gntique Apparition des cpts suit un ordre squentiel fixe

Orient vers la maturit Conscutif une programmation interne (comparable au processus de croissance physique) Objectif des maturationnistes Existence de diffrences mais la marge de variation par rapport au droulement du programme gntique est limite Argument en faveur de limportance de la maturation : inefficacit des apprentissages prcoces

Mthode du jumeau tmoin Recours la mthode du jumeau tmoin : jumeaux monozygotes permettant dapparier les enfants au niveau du potentiel hrditaire. Entranement dun jumeau un cpt suppos sous contrle maturatif

2me jumeau plac dans la mme condition quune fois lentranement de son jumeau achev Mthode permet de prciser les rles respectifs de lapprentissage et de la maturation Illustration : gravir les marches dun escalier 1. 2. Pr-test : aucun jumeau ne sait grimper les marches dun escalier

Entranement dun des jumeaux monter/descendre un escalier de qq marches pendant 6 semaines (1 fois/jour) Aprs 6 semaines : rsultat en faveur du jumeau entran jumeau non entran ne dpasse pas la 2me marche. 2 semaines plus tard : jumeau non entran gravissait les marches Prpondrance de la maturation : jumeau tmoin rattrape trs rapidement les performances du jumeau entran. Travaux de Gesell 1.

Auteur des 1res descriptions et valuations quantitatives du dvpt dans les 1res annes. 2. Description du dvpt des enfants dans 4 domaines Dvpt moteur : locomotion, posture, prhension

Cpt adaptatif : capacit percevoir des lments significatifs dans une situation et se servir de lexpce prsente et passe pour sadapter des situations nouvelles. Langage Cpt personnel et social : relations personnelles dautres personnes et la culture sociale.

Travaux de Gesell 1. Dcrire lvolution en dfinissant stades : niveaux dge 2. Chaque niveau dge reprsente un degr ou un niveau de maturit correspondant une zone dge + ou tendue - 12 niveaux dge entre 0 et 5 ans

- 6 niveaux entre 5 et 10 ans - 6 niveaux entre 10 et 16 ans RQ1 : tps du dvpt na pas la mme valeur pour les tranches dges (1ers temps + importants) RQ 2 : niveaux dge A.C. sorte dabstraction Travaux de Gesell 3. Faire une description analytique des composants du

cpt en vue dtablir un profil de cpt ou de maturit. Vue synthtique des caractristiques du cpt Cadre de rfrence permettant de considrer : - Ltat de maturit - Les progrs de dvpt de lenfant Travaux de Gesell Elaboration en 1925 dun test dont lobjectif est de dcrire objectivement les aspects du dvpt Gesell, vritable promoteur des tests pour bb. Attention linterprtation des normes !

Les normes sont des points de repre auxquels lenfant peut tre compar Juger le dvpt dun enfant en termes davance / retard / normalit par rapport ce qui est habituellement observ chez les enfants du mme ge. Critiques Dans une approche maturationniste, le dvpt sidentifie un concept de maturation. Le maturationnisme suppose : 1.

Une indpendance du dvpt / aux circonstances et stimulations externes OR ds lembryogense, les interactions organismemilieu sont dterminantes pour le dvpt. Critiques 2. Un paralllisme troit entre physiologique et comportemental

dvpt anatomo- Exemple de la mylinisation dont le dvpt tout au long de la 1 re anne gouverne lacquisition de la motricit volontaire. OR les exemples sont peu nombreux. Critiques

3. Existence de priodes optimales dapprentissage Existence de bornes temporelles entre lesquelles lorganisme peut ragir certaines stimulations du milieu : Un niveau suffisant de prparation de lorganisme pour que les apprentissages puissent se faire Des priodes critiques au-del desquelles les apprentissages ne sont plus

possibles. OR, il est difficile de mettre en vidence lexistence de priodes critiques ds le dvpt de lenfant Priodes sensibles. Critiques En bref, aucun psychologue ne nie limportance des facteurs maturatifs mais leur rle est considr

comme + ou important dans le dvpt. 2 La thorie behavioriste Courant influent de la 1re moiti du 20me sicle. La psychologie est dfinie comme la science du comportement animal et humain sur la base des seuls faits observables. Lobjectif du behaviorisme nest pas ltude du

dvpt mais lanalyse fonctionnelle du comportement. Met laccent sur les interactions entre lorganisme et lenvironnement en sintressant uniquement aux donnes observables : vnements (i.e. stimuli) Comportement (seul mode daccs objectif la comprhension de lindividu) en vue dtablir une relation de cause effet.

Il sagit dune analyse fonctionnelle du cpt Comportement = f(stimuli) Relation entre stimuli et rponses modlise par SR sans soucier du fonctionnement interne de lindividu. Lintrt porte sur ltude de la rponse cptale (sortie) associe un stimulus (entre). Quel est le statut de lenfant dans la thorie behavioriste ?

Pas de statut particulier Principes de base rgissant les cpts sont les mmes : niveau et de complexit des mcanismes mais pas qualitatives. Lenfant est une entit organique en interaction avec son environnement. Etudier la rponse de lenfant un stimulus prcis Le dveloppement est conscutif aux chgts :

Intervenant dans le mode dinteraction avec lenvironnement Lis lvolution organique et surtout aux effets des expces et aptsges Exemple : le froncement des sourcils des parents na pas dinfluence sur le cpt dun bb de qqs semaines. Plus tard, il est reli une dsapprobation et le bb se met pleurer. 2 types dapprentissage 1. Apprentissage rpondant : conditionnement classique, pavlovien ou de type 1

2. Apprentissage oprant : conditionnement instrumental, skinnrien ou de type 2 Apprentissage rpondant Pavlov (1849-1936 prix Nobel 1904) Etude du conditionnement salivaire des chiens gards en captivit Chiens nourris heure rgulire salivaient avant mme la prsentation de la nourriture ds laudition

du bruit du pas du gardien. Exprience : Substituer un stimulus inconditionnel (viande) engendrant une rponse inconditionnelle (salivation) un stimulus conditionnel (son) qui provoque son tour par apprentissage associatif la rponse rflexe. Le comportement obtenu est dit

alors rpondant. Viande Salivation St. Inconditionnel Rpse inconditionnelle Cloche

Orientation Cloche + Viande Salivation

Cloche Salivation St. conditionnel Rpse conditionnelle Application du modle la pdagogie dune mthode dont lobjectif est la prdiction des cpts et de leur contrle.

Etude du conditionnement des motions par Watson Les rflexes naturels ne demandent aucune exprience pralable demande slt la prsence dun stimulus spcifique. Rflexes inconditionnels se dclenchant de faon automatique chaque fois que se prsente le stimulus inconditionnel Exemples : sonnerie, mvt brusque sursaut / choc lectrique

retrait Nos rflexes et nos motions sont dclenchs sans que nous puissions exercer de contrle sur la faon dont ils vont sexprimer. Labsence de contrle peut entraner quune association seffectue entre la situation dclenchante et une stimulation qui na rien voir avec lmotion. En 1920, Watson & Rayner : tude conditionnement des motions (e.g. peur)

du Albert (8 mois) se montre inquiet lorsquil entend un bruit mtallique mais ne manifeste pas de peur face toute une srie dobjets (rat blanc, lapin, singe, masque) Association : Bruit mtallique peur

Rat blanc + bruit mtallique peur Rat blanc peur Peur conditionne Apprentissage oprant Annes 30 : dvpt thorie de lapprentissage sous limpulsion de 2 chercheurs en psychologie animale : Hull (1884-1952) Skinner (1904-1990)

Nouveau mode dapprentissage (conditionnement) : Apprentissage oprant ou instrumental Apprentissage oprant 1. Apprentissage rpondant : le sujet apprend une relation existant entre 2 vnements mais nintervient pas dans cette relation. Il est passif il subit les conditions que le milieu impose son milieu. RQ : lobtention du renforcement ne dpend pas de lui : cest

lexprimentateur qui dcide de lui donner ou non une rcompense. Apprentissage oprant 2. Apprentissage oprant : le sujet intervient dans la relation causale des 2 vnements. Lindividu ne subit plus, il agit. Selon Skinner, de nbx cpts sont models par : Des circonstances o lorganisme est plac Face auxquelles il est amen sadapter en

agissant dans tel sens plutt que dans tel autre. Apprentissage oprant La mise en place des cpts nest pas le seul fait du hasard mais seffectue par : 1. La reproduction des actions dont les consquences sont recherches par lorganisme 2. Labandon de celles dont lorganisme souhaite viter les effets. Consquence dune slection effectue aprs

laction dun agent de renforcement. Apprentissage oprant Etudes de Skinner __________________ Association entre lappui sur un signal lumineux (disque de plastique qui peut sallumer) et lingestion de nourriture. Si le pigeon appuie sur le disque lorsquil sallume il reoit de la nourriture MAIS il ne reoit aucune nourriture sil appuie lorsque le disque est teint.

Le pigeon a tendance reproduire le comportement pour recevoir de la nourriture Renforcement positif et renforcement ngatif Renforcement est lopration par laquelle un agent de renforcement ajout ou retranch la suite dun cpt en augmente la probabilit dapparition Exemple stimulus de renforcement positif : ingestion de nourriture si le pigeon appuie sur le signal lumineux. Exemple stimulus de renforcement ngatif : vitement dun choc lectrique si le rat saute de lautre ct de la cage

lorsquune lumire sallume. Punition renforcement ngatif Si le renforcement augmente tjrs les chances de voir se produire un cpt, la punition vise faire disparatre un cpt jug indsirable . 1. soit en faisant intervenir un stimulus aversif Exemple : fesse 2. soit supprimer une stimulation agrable Exemple : supprimer une sortie, un dessert

Renforcement primaire vs renforcement secondaire 1. Renforcement primaire constitu par la satisfaction des besoins physiologiques Exemple : faim, soif, sommeil 2. Renforcement secondaire constitu par la satisfaction obtenue par association avec dautres agents de renforcements Exemple : salaire obtention diplme prestige associ un poste important

Apprentissage oprant & ses vises ducatives Gnralisation de ce schma dapprentissage lducation des enfants, notamment dans le domaine du traitement des dviances et maladies mentales. Objectif : structurer le cpt des enfants retards Programmer une srie dtapes entre : 1. Le comportement de base tel quil existe avant lapprentissage 2. La rponse terminale quon cherche faire mettre

Il sagit de renforcer progressivement et systmatiquement chacune de ces squences daction jusqu amener lorganisme adopter le cpt dsir. Peu peu, lindividu va fournir la rponse souhaite grce une rcompense associe chaque action allant dans le sens de la rponse terminale. Exemple : mthode dconomie de jetons

Critiques Les behavioristes considrent que le nv n a un rpertoire comportemental limit et passif par rapport son environnement. OR les connaissances actuelles montrent quil est ACTIF dans son environnement et dispose dun rpertoire lui permettant dentrer en interaction avec son entourage.

Critiques Les behavioristes ne prennent en compte que les comportements observables. OR des processus non observables -cognitifs, affectifsinterviennent dans tout apprentissage. Illustration dun apprentissage rpondant Conditionnement ftal : Etude de Feijoo (1981) Diffusion dune phrase musicale (12 sec. Basson de Pierre et

le Loup 3 fois / sance 8 sances) Etablissement dune association entre lmission sonore et un signal ftal associer la stimulation un tat ftal correspondant au relchement abdominal maternel RQ : tat ftal apparat entre la 6 me et 10me min. de relchement abdominal. La seule stimulation pourra-t-elle provoquer ltat

ftal ? Evaluation des mvts ftaux moments 1. Test prnatal : 13/16 ftus ragissent plus prcocement (11 en moins de 20 sec 2 entre 20 et 50 sec) 2. Test la naissance : valuation avant/aprs la stimulation les nv ns se calment lcoute des 12 sec. de basson (RQ : vrification que cest bien la phrase musicale qui les calme)

3. Test 1 an aprs : audition de la phrase musicale calme les enfants. 1. Conditionnement ftal possible partir dune stimulation sonore extrieure (ftus entend partir de la 22me semaine) 2. Certaine mmorisation de la stimulation sonore Illustration dun apprentissage oprant

Etude des capacits de mmorisation des nourrissons __________ 1. Conditionner fournir un comportement donn lapparition dun signal donn (mobile) Etablir un lien entre les mvts de pied et les mvts dun mobile. 2. Evaluer la rtention aprs un dlai variable. Nourrissons de 2, 3 et 6 mois Apprentissage association entre les mvts de pied et le mobile 1. Phase sans renforcement : calcul du niveau de base

(nb de mvts pied) 2. Phase dentranement : mobile reli la cheville : mesure du nb de coups de pied 3. Phase sans renforcement : mobile dtach Test mmoire immdiate variables (de 24 h 14 j)

- mmoire aprs dlais Se souvient-il de la relation ? des caractristiques du mobile ? Illustration dun apprentissage oprant - 2 mois : rtention pdt 24 h - 3 mois : 7 jrs - 6 mois : 14 jrs

Nourrissons st capables de : reconnatre un signal spcifique se souvenir de la relation entre un signal et la rcompense quil annonce 3 La thorie cognitiviste Le cognitivisme est une rponse alternative la conception behavioriste concernant lexplication du cpt humain.

La psychologie cognitive prend le contre-pied des behavioristes La psychologie cognitive 1. Etudie le systme cognitif, sa structure, son fonctionnement 2. Est centre sur les activits mentales de lindividu, et les structures qui les sous-tendent et non plus seulement sur les variations de lenvironnement.

Hypothse : il est possible dapprhender ce quil y a ENTRE le stimulus et le comportement. Existence de reprsentations mentales de nature symbolique Psychologie de la connaissance Existence de plusieurs courants

Thorie piagtienne cognitif (1896-1980) : tude du dvpt Adopte une orientation cognitive centre sur la gense des processus mentaux et des connaissances.

La thorie piagtienne 1 Conception gntique Piaget est lorigine de la psychologie gntique. Ce nest pas lenfant qui lintresse mais lenfant en tant que moyen daccs au fonctionnement mental des adultes. Sintresse la manire dont les procdures se construisent au cours du dvpt de lenft (ontogense) mise en place successive de structures de + en + complexes, souples et mobiles.

2 Conception structuraliste Piaget sintresse au fonctionnement de lintelligence : Aux structures que le sujet met en uvre pour construire le savoir Aux mcanismes sous-tendant le cpt intellectuel Conception structuraliste Soppose la conception additive de lintelligence. RQ 1 : dans la conception additive, il sagit de dcrire les niveaux daptitudes, de performances successifs de lenfant

RQ2 : Etalonnage en franais des tests dintelligence du psychologue anglais Cyril Burt ce sont les mauvaises rponses qui retiennent lattention de Piaget. Postule lexistence dune srie dorganisations internes de + en + puissantes permettant dintgrer des donnes de + en + complexes : les stades 3 Conception constructiviste Accent mis sur la part active que prend lindividu son propre dvpt.

Le sujet construit la connaissance : il est acteur de ses apprentissages en interaction avec le monde. Conception constructiviste Selon Piaget, la maturation et la pression sociale ne sont pas seules luvre Il ny a pas de structure inne lindividu ne nat pas avec des structures de connaissances toutes faites qui lui permettraient dapprhender demble la ralit. Exemple : les notions lmentaires (e.g. notion dobjet, despace, de

temps) ne sont pas comprises immdiatement par lenfant mais font lobjet dune construction. La maturation joue un rle ncessaire mais non suffisant pour expliquer le dvpt de lenfant. Le sujet construit ses structures dont lordre de construction est : - hirarchis - toujours le mme pour tous les individus

4 Conception interactionniste Accent mis sur la part active que prend lindividu son propre dvpt Le sujet construit la connaissance il est acteur de ses apprentissages en interaction avec le monde Ancrages de la thorie piagtienne 1 Ancrage pistmologique Comment le dvpt de la connaissance est possible ? Piaget se dfinit comme un pistmologue : cherche comprendre do vient notre savoir, comment il sest

construit ? Epistmologie : science de la connaissance Epistmologie gntique : tude des transformations de la connaissance de lenfance lge adulte Cet ancrage pistmologique explique que le sujet piagtien ne soit pas rellement un sujet psychologique concret mais davantage un sujet pistmique Etude du dvpt des structures cognitives trs

gnrales communes tous les sujets 2 Ancrage logico-mathmatique Le dvpt de lintelligence est conu comme une volution dirige vers la mise en place de structures cognitives, appeles structures opratoires (en rfrence aux oprations tudies par les logiciens et les mathmaticiens).

3 Ancrage biologique Postule une continuit fonctionnelle entre : Le biologique (i.e. lorganisme) Le psychologique (i.e. la connaissance) Le biologique et la psychologique sont orients vers le mme but : ladaptation au monde et la survie dans le milieu Lintelligence est la forme la plus labore de ladaptation de ltre vivant son environnement

Piaget emprunte les concepts la biologie fait rfrence : 2 fonctions biologiques gnrales 2 mcanismes qualifis dinvariants fonctionnels 1. Les 2 fonctions biologiques gnrales Adaptation : assure lquilibre de lorganisme son environnement et constitue laspect extrieur

du fonctionnement Organisation : constitue laspect interne des structures successives 2. Les invariants fonctionnels A luvre dans ladaptation de lorganisme et de lintelligence Rgissant les rapports entre lindividu et son milieu Assimilation : incorporation dlments du milieu

la structure de lorganisme RQ : assimilation par comparaison avec lassimilation biologique dune substance par lorganisme Intgration dun objet ou dun nouvelle situation lensemble des objets ou situations pour lequel une conduite existante est dj applique Assimilation recognitive : diffrenciation des objets : objets que lon peut sucer / objets que lon ne peut pas sucer

Assimilation gnralisatrice : extension dune conduite de nouveaux objets : succion du sein puis succion du pouce puis succion de tout autre objet Accommodation : modification de la structure existante chez le sujet en fonction des modifications du milieu RQ : terme emprunt la physiologie visuelle : modification de la

courbature du cristallin en fonction de la distance des objets permettant la formation dune image nette sur la rtine Ajustement du sujet aux donnes de lenvironnement modification des anciennes structures afin de les adapter au niveau objet (ou

situation). Exemple : on ne saisit pas un cube de la mme faon quune aiguille ou une poire trop mre Les invariants fonctionnels sont complmentaires et indissociables. Pour sadapter au milieu, il faut : 1. Sadapter au milieu, i.e. saccommoder lui pour se transformer mvt centripte 2. Conserver une cohrence interne, i.e. assimiler le milieu

ses structures mvt centrifuge Pour sadapter, il faut concilier les conduites anciennes et nouvelles. Lassimilation et laccommodation tendent favoriser lquilibre entre lindividu et son milieu. Cependant Lquilibre nest jamais atteint car il sagit dchanges incessants entre un individu en dvpt et

un milieu lui-mme changeant Piaget prfre parler dquilibration. Les stades du dveloppement cognitif 1 - Caractristiques des stades Dveloppement cognitif se caractrise par une marche vers lquilibre au cours de laquelle les enfants franchissent une srie de stades. Les stades du dveloppement cognitif

Stade : 1. Ordre de succession constant (mme ordre pour tous les enfants) 2. Structure densemble et non simple juxtaposition des acquisitions structure densemble qui organise les connaissances et est rgie par des lois de totalit. 3. Caractre intgratif : les stades sont prpars par les prcdents et intgres dans les structures suivantes (pas transition en tout ou rien) Les stades du dveloppement cognitif 2 Les 4 stades

Stade de lintelligence sensori-motrice (0 2 ans) Dveloppement et coordination des capacits sensorielles et motrices. Intelligence pratique lie laction Les stades du dveloppement cognitif Stade de lintelligence pr-opratoire (2 6/7 ans) Emergence de la fonction symbolique et du dbut des reprsentations permet lintriorisation des actions.

MAIS lenfant est prisonnier de son point de vue (le seul possible). Les stades du dveloppement cognitif Stade de lintelligence opratoire concrte (6/7 11/12 ans) Capable

doprations mentales actions intriorises et rversibles qui se coordonnent en des structures dites opratoires Capable denvisager plusieurs points de vue Mais raisonnement porte uniquement sur du concret Les stades du dveloppement cognitif Stade de lintelligence opratoire formelle ( partir de

11/12 ans) Capable de raisonner sur du matriel plus abstrait capable de dissocier son raisonnement du contenu auquel il sapplique. Raisonnement hypothtico-dductif : capable de formuler des hypothses et de les soumettre la vrification

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