Diapositive 1 - Université libre de Bruxelles

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Mthodes dexamen du langage oral 2006-2007 2. Evaluation du lexique et de la smantique 6 octobre 2006 Rapidit de lacquisition du vocabulaire : de la rfrence la prdication la grammaire Les diffrences de langue, les diffrences inter-individuelles le niveau socioconomique Dveloppement lexique des noms, prdicats, mots fonctionnels La grammaticalisation et le lien avec la nature des items, voir Bassano

evaluation valuer la taille du stock lexical : retards, dviance ?? chelle en franais Autres tests (voir C. Maillart) Cela ne suffit pas : troubles chez les LI Manque du mot : stockage et retrieval; thrapies Apprentissage incident Stocker la reprsentation phono de nouveaux mots laboration des reprsentation lexicales : liens (thrapie : catgorisation)

Trouble smantique ?? Voir Anne Bragard I. Dveloppement quantitatif du lexique Sur base de questionnaires, journaux remplis par les parents, tendances moyennes concernant le moment dapparition des premiers mots et le rythme daccroissement du vocabulaire Les premiers mots conventionnels (production) : 11-14 mois (idem pour les signes de la LS ) Accroissement dabord trs lent : il faut 4 5 mois pour atteindre un vocabulaire de 50 mots (1 2 mots nouveaux produits par semaine jusqu 50 mots) Vers 18 mois (16-20 mois) : explosion lexicale : entre 4 et 10 mots nouveaux produits par jour, depuis lge de 2 ans jusqu lge de 10 ans ! (adultes : 30.000

mots) Etude de Bates et al. (94) sur base des rapports parentaux au CDI Dispositif 1803 bbs de 0;8 2;6 ans dont les parents participent au normage du MacArthur Communicative Development Inventories (CDI) Checklist infant (0;8 1;4) de 396 mots parmi les premiers apparatre dans le vocabulaire Le parent doit cocher les mots que lenfant a) reconnat; b) produit 19 catgories smantiques : onomatopes, noms danimaux, noms de vhicule, jouets, items de nourriture, vtements, parties du corps, ameublement, objets mnagers, objets et lieux dextrieur, personnes, routines et jeux (peekaboo), verbes, mots pour le temps, adjectifs, pronoms,

marques interrogatives, prpositions, quantificateurs Toddler (1;4 2;6) Toddler : le parent indique seulement si lenfant produit le mot (N= 680) (comprhension difficile valuer cet ge) 22 catgories smantiques Grammaire prcoce : dbut des combinaisons de mots ( pas encore , parfois, souvent) Si lenfant produit des combinaisons de mots, questions sur la nature de ces combinaisons et formes grammaticales Checklist des verbes dans formes flchies rgulires et irrgulires Les parents doivent crire les trois plus longs noncs produits par lenfant durant les dernires semaines Complexit grammaticale : paires minimales et le parent doit indiquer quel est lnonc le plus proche de ce que dit lenfant: Kitty sleeping vs Kitty is sleeping

Les paires minimales portent sur des contrastes prsence/absence de verbes copules, auxiliaires, possessifs, pluriels, marques du pass, prpositions, articles dans des contextes obligatoires Lchelle est fortement corrle avec MLU (Mean Length of Utterances) Etude transversale laide du MAcArthur Communicative Development Inventories (Fenson, Dale, Reznick, Thal, Bates, Hartung, Pethick & Reilly, 1993) 11 mois: moyenne: 6 mots (de 0 52) 12 mois: moyenne : 44 mots (de 3 357) 20 mois : moyenne : 311 mots (de 57 534) Variabilit importante, en particulier partir de 13 mois 13 mois, les plus avancs sont au stade de 50 Mots

24 mois : moyenne : 311 mots 10% les plus avancs : 500 mots 10% les moins avancs : moins de 57 mots 2;6 : mdiane : 574 (208-675), avec p. 10 qui a dmarr (208-262) et p. 90 qui plafonne (654 675) Production en retard par rapport comprhension; le dcalage se maintient assez longtemps 8-10 mois: signes de comprhension des mots (4 5 mois avant lmergence de la production) 16 mois : comprhension: 200 mots; production : 60 mots Interprtation Deux lexiques diffrents ? Mcanismes cognitifs en partie distincts et mdiatiss par mcanismes neuronaux diffrents ?

La composition du lexique et le dveloppement des classes de mots lments sociopragmatiques : non, allo, au revoir, onomatopes, a y est, y a plus noms : maman, oiseau, chaussure : termes fonction rfrentielle, qui dsignent des entits, individus anims ou inanims ou classes dobjets verbes et adjectifs : vouloir, manger, partir, petit : termes fonction prdicative qui dsignent des actions, tats, proprits, qualits attribus aux entits Mots grammaticaux, classe ferme (closed class) : dterminants, pronoms, prpositions, conjonctions Rsultats de Bates et al. (1994) Augmentation linaire taille vocabulaire en fonction de lge (r = 0.68; p < .001)

Variabilit importante dans le rythme de dveloppement (cf supra) Donc: toute analyse de la composition du vocabulaire doit tre ralise non en fonction de lge (variabilit extrme) mais en fonction du niveau de dveloppement lexical De la rfrence la prdication puis la grammaire : enfants anglophones (Bates) Expansion des noms : apoge lorsque les enfants possdent entre 100 & 200 mots, puis forte diminution jusqu 41.9% du lexique; jusqu 3 ans environ, les noms sont sur-reprsents (rfrence lobjet) et les verbes sont sous-reprsents Expansion linaire des prdicats, verbes et adjectifs : proportion initialement faible (moins de 15% avant le seuil des 100 mots), saccrot rgulirement avec

laugmentation du vocabulaire partir seuil 50-100 mots; les verbes dcrivent des relations entre les objets et les actants Mots classe ferme : proportion quasi inexistante au dbut (5%), saccrot brusquement partir seuil vocabulaire = 400 mots : dveloppement linaire jusqu atteindre 15% la fin priode tudie Idem si on examine le nombre absolu de mots produits en fonction taille vocabulaire (Fig. 2) : les courbes de croissance diffrent pour les 3 types ditems La tendance linaire pour les Noms se manifeste dj de 0 50 mots (0;8 1;4 ans), tandis que les Verbes et les Adjectifs se dveloppent plus lentement, et ne dcollent pas avant le seuil de 50 Mots (en anglais)

Variation stylistique Noms (style rfrentiel): variation norme dans les stades prcoces du dveloppement (Fig. 6) Avant 50 Mots: mdiane : 40 % (tendue : de 0 75%) Prdicats : variations moindres que pour les Noms (Fig. 8) Mots de fonction accroissement linaire aprs 400 mots De 1 400 mots : variation individuelle substantielle dans lusage des mots de fonction cf changement entre 1;8 et 2;4 ans dans les corrlations statistiques associes avec la proportion des mots de classe ferme 1;8 ans, ces scores sont associs avec des mesures de rptition par cur , mais non lies au dveloppement

gnral; corrl NEGATIVEMENT avec les mmes mesures 8 mois plus tard !! Lusage prcoce des items de classe ferme dpend de la rtention par cur , un style lexical qui nest pas utile lorsque lenfant doit atteindre un contrle productif sur la morphologie grammaticale ! 2;4, ces mmes scores sont lis au MLU et au vocabulaire total Le style rfrentiel est corrl avec Lge Lordre dans la fratrie : les ans ont des scores rfrentiels plus levs Niveau ducation de la mre, du pre, lactivit professionnelle des parents Modle en 4 stades Stades lments socio pragmatiques &

ludiques : les tout premiers mots Stade de la rfrence : commence avec lexplosion des 50 mots, se caractrise par usage prdominant noms communs Stade de la prdication : aprs le seuil des 100 mots : dveloppement verbes et adjectifs qui servent encoder significations relationnelles Stade grammaire : brusque expansion mots de fonction partir seuil 400 mots ( dbuts de la grammaire, de la production de phrases.) Hypothse de la masse lexicale critique Conception mergentiste du langage : le dveloppement du lexique et lmergence de la grammaire sont en relation dinterdpendance et non le produit de rgles innes spcifiques

comme le proposent les thories modularistes et innistes Pas de dissociation entre lexique et grammaire chez les enfants normaux : on ne trouve pas denfant qui aurait un vocabulaire dvelopp et aucune manifestation de grammaire Relations forte entre taille vocabulaire 20 mois et longueur moyenne des noncs (indicateur de complexit syntaxique) 28 mois En franais Bassano et al. (1998, 1999) Proportion de noms moins leve quen anglais: 28% 20 mois Proportion de prdicats, impratifs verbaux (tiens, donne, regarde) + tre, pouvoir, vouloir : un peu plus leve quen anglais: 18% 20 mois

Dveloppement de la catgorie des mots grammaticaux plus prsent chez les francophones: 22% 20 mois, et expansion forte partir de 2 ans (36% du lexique des enfants de 30 mois): richesse du potentiel grammatical de la langue franaise en termes pronoms et dterminants Relations temporelles entre dveloppement lexical et grammaticalisation (Bassano, 2005) Processus de grammaticalisation : les mots identifis comme noms ou verbes acquirent, dans la production de lenfant les proprits qui les caractrisent en tant que classe grammaticale Noms : emploi du dterminant, antpos, portant les marques de genre et de nombre Verbes : emploi des flexions finales pour construire les formes simples (p. pass, infinitif, imparfait, futur) et emploi des

auxiliaires et des modaux pour construire les formes composes (pass compos, futur proche, ) La grammaticalisation des noms en franais (Bassano, 2005) Indice de grammaticalisation mesure la capacit de lenfant utiliser un dterminant dans les contextes o celui-ci est obligatoire strict : utilisation de vrais dterminants un chat , le chien : pas avant 18 mois, utilisation modre jusqu 2 ans; 0.75 28 mois, 0.90 29 mois : explosion grammaticale typique, intgration brusque de la contrainte vers 27 mois Accomodant : tient compte aussi des fillers pr-nominaux : /e/ nez , /a/chat : le processus de grammaticalisation est plus prcoce et plus progressif que la version stricte ne le laisse penser; lemploi du dterminant est prpar par des phnomnes prcurseurs; accroissement nettement marqu

partir de 25 mois Grammaticalisation des verbes en franais (Bassano, 2005) Mesure de la capacit de lenfant produire des formes composes compltes : jai renvers , je ne veux pas manger (et non pas fini , pas mettre a ) Strict : pas avant 23 mois; 29 mois lindice atteint 0.80, explosion grammaticale des verbes Accomodant : /l/fini , /a/sauter : augmentation rgulire partir 18 mois, et plus brutale partir 26 mois, en diffr de qqs mois par rapport au moment dexplosion de la production lexicale de cette catgorie Conclusion : lexplosion de la grammaticalisation suit, avec un dlai denviron 2 mois, lexpansion de la production lexicale

Deux questions importantes Le fait dacqurir le vocabulaire en retard a-t-il une incidence sur A) la qualit des reprsentations lexicales/smantiques ? Les enfants SLI ont-ils des reprsentations lexicales/smantiques moins prcises mme pour des mots familiers ? B) lefficacit du traitement morpho-syntaxique ? J. Locke : A Theory of neurolinguistic development : A child who has not realized a sezable lexical increase by about 24 months is therefore at developmental risk, for his analyticalcomputational capability may not turn all the way on. And even with subsequent advances, it could still be somewhat underdeveloped when the optimum activation period begins to subside (p. 288)

Bilan lexical de base Estimer la taille du stock lexical : tests norms et standardiss preuve de production lexicale : dnommer des images, des objets; possibilit de fournir un indiage phonologique; demander de fournir une dfinition preuve de comprhension : dsigner limage correspondant au mot cible (distracteurs phono, smantique, non li); ex: Peabody (distracteurs : mme catgorie grammaticale) Grilles qualitatives : Dveloppement du Langage de Production en franais (Labrell, Bassano, Bonnet, Lemtayer) valuation de lenfant de un an 4 ans

Childes (Child Language Data Exchange System, Mac Whinney, 1995, 2000) Recueil de corpus de productions spontanes de jeunes enfants par enregistrement audio/vido Transcription des sessions conforme aux standards du Childes (ex) Calcul dindices psycholinguistiques Productivit lexicale : total nombre de mots produits Diversit lexicale : on divise le nombre de mots diffrents utiliss par le nombre total de mots produits dans le mme chantillon de parole (type/token ratio) MLU ou LME : nombre de mots (morphmes) diffrents dans un nonc Lexical diversity and productivity in French preschoolers : developmental and biosocial aspects (Le Normand, Parisse

& Cohen, sous presse) Les enfants de milieu favoris proposent plus de mots diffrents que les enfants de milieu dfavoris, et cette diffrence tend augmenter avec lge : la production lexicale reste stable entre 36 & 48 mois chez les LES et progresse chez les HSE (tableaux 2a & 2b) Effet du genre : les filles ont un lexique et une maturit syntaxique plus dvelopps que les garons jusqu 3 ans; Word token, word type, grammatical type, grammatical token; absence de diffrence pour verb type, verb token, MLU II. Quest-ce qui explique la rapidit du dveloppement lexical ? Contraintes lexicales Contraintes socio-pragmatiques Bootstrapping syntaxique

Extraire le sens des mots Quine (1960) : un linguiste rencontre des utilisateurs natifs dun langage compltement inconnu. Un livre bondit entre le linguiste et les natifs, et lun des natifs dit Gavagai . Le natif parle-t-il du livre , dune phase dans le comportement du livre , de quelque chose de totalement diffrent ? Lenfant nest pas aussi dpourvu que le linguiste; il sappuye sur : des contraintes lexicales, qui runies, permettent de limiter le nombre dinterprtations que lenfant peut donner des mots nouveaux (Markman, 1989, 1994) objet entier, exclusivit mutuelle, taxinomique, fast mapping Indices socio-pragmatiques : lecture de ltat mental

de linterlocuteur (Tomasello, 2003) Bootstrapping syntaxique (Gleitman, 1990) Lenfant viendrait au langage avec une prdisposition postuler Quun objet ne peut tre dnomm que par une seule tiquette verbale; pas de synonyme (exclusivit mutuelle) quun nouveau mot sapplique un objet pour lequel lenfant ne dispose pas encore de nom ( Fast mapping ) Ex : M: Look, thats a CUSHION pendant que lenfant regarde une chaise sur laquelle se trouve un coussin; si lE. connat dj chaise , il fera automatiquement correspondre le nouveau mot coussin lobjet sans nom, et non la chaise Ces contraintes fonctionnent mme si le mot nouveau nest prsent quune seule fois lenfant ( 2-3 ans)

Contrainte de lobjet entier Quun mot nouveau dsigne un objet entier, plutt quune partie de celui-ci (forme, couleur, texture) ou une action en rapport avec celui-ci Ex: lE. qui voit un animal et entend pour la premire fois le mot girafe ne pensera pas que ce mot sapplique au long cou de lanimal, mais quil dsigne lanimal dans son entier. Sil connat dj le mot girafe et quon linvite regarder son long COU , il cherchera la partie la plus visible de lanimal pour donner sens ce mot nouveau Rq: la couleur est gnralement le dernier attribut tre envisag comme un sens possible dun nouveau mot Contrainte taxinomique Quun mot nouveau peut tre tendu dautres objets qui ont avec le rfrent original des liens taxinomiques (ressemblance de famille)

Si on apprend un nouveau mot bus et si on demande lE. de trouver un autre bus (et quil ny en a pas), il va choisir un objet appartenant la catgorie des vhicules (camions, trains, voitures); il ne choisirait pas un objet qui ne serait pas un vhicule mais qui aurait la mme couleur ou la mme texture que le bus Indices socio-pragmatiques (Tomasello, 2003) Le langage = communication symbolique, sociale, inter-subjective Lenfant tient compte des tats mentaux dautrui pour extraire le sens des

mots, dvelopper sa grammaire lE. est en train de manipuler un objet; un adulte ct de lui regarde un objet (non visible pour lenfant) dans une caisse en disant : oh ! Un modi . Post-test : on demande lenfant de choisir modi entre le jouet quil manipulait et celui qui tait dans la caisse, taux de R.C. suprieur au niveau du hasard ds 18 mois 5 caisses places devant ladulte et lenfant; lA. dit cherchons le toma ! O est le toma ? Condition sans recherche : ladulte trouve tout de suite lobjet et met un ah de satisfaction en le sortant de sa caisse Condition recherche , lA. cherche dans plusieurs caisses, fait part de sa dception, et finit par toruver lobjet dans lavant-dernire, en manifestant sa satisfaction; Dans les deux conditions, on retire les objets des caisses restantes en disant regardons ce quil y a l-dedans On demande lenfant de dsigner parmi 5 objets la toma : taux de RC significatifs et similaires dans les deux conditions

Conclusion : lenfant a fait correctement lappariement entre ltiquette phonologique et le rfrent en tenant compte de l tat mental de ladulte, mme si lobjet nest pas le premier qui a t trouv Bootstrapping syntaxique (Gleitman, 1990) les jeunes enfants peuvent dduire une partie de la signification des mots partir de la syntaxe dans laquelle le mot nouveau apparat (1) Elle glippait la balle / She glipped the ball (2) Elle lui glippait la balle / She gleeped the ball to him (1) apparat comme un mouvement administr directement la balle (pousser, rouler) (2) apparat comme un transfert dobjet (passer, envoyer) Ds lge de 2 ans, les enfants utilisent le bootstrapping

syntaxique pour apprendre la signification des mots nouveaux => les enfants qui ont des difficults syntaxiques auront un bnfice limit du bootstrapping syntaxique Pistes dvaluation pour les troubles du langage Les enfants avec troubles de lacquisition lexicale sont-ils sensibles Aux contraintes lexicales ? Aux contraintes socio-pragmatiques ? Au bootstrapping syntaxique ? Les tudes restent faire mais il est dores et dj possible de sinspirer de ces notions pour diriger lvaluation

III. Modles dorganisation lexicale La production de parole naturelle suppose la slection de 2 3 mots par seconde parmi les quelque 30000 quun locuteur utilise rgulirement (Levelt, 1992) Modle adulte : deux niveaux de traitement distincts lintrieur dune entre lexicale (Bock & Levelt, 1994) Lemme : information conceptuelle et syntaxique : attributs spcifiques (taille, forme, couleur, usage/fonction) canards: les canards sont des oiseaux, qui ont un bec plat, pattes palmes, vivent prs de leau; canard est un nom Lexme : information phonologique et morphologique : prononciation, variants morphologiques (ex : pluriels) Les entres doivent contenir quantit dinformation adquate dans les lemme et les lexmes, et ces deux niveaux de traitement doivent tre interconnects

Les entres lexicales doivent galement tre interconnectes entre elles (<> dictionnaire) (Levelt, 1989) Relations intrinsques : bases sur des concepts partags, la syntaxe, la morphologie, la phonologie (entre entres avec lemmes ou lexmes similaires) : canard - serpent Relations associatives : bases sur les items qui co-occurrent frquemment (relation thmatique, fonctionnelle) : canard eau Enfants (2 ans) prfrent tendre les mots nouveaux aux items qui partagent des proprits intrinsques par rapport ceux qui partagent des relations associatives (Markman & Hutchinson, 1984) Les catgories conceptuelles acquises sont Dabord celles du niveau de base (ex: chien) : les objets se ressemblent beaucoup et sont fort diffrents des objets des autres catgories de base; les objets se ressemblent la fois physiquement et fonctionnellement; les adultes ont tendance utiliser des termes de ce

niveau pour dsigner les entits de leur environnement Ensuite les connaissances superordonnes (ex: animaux) ? Pas avant lge de 7 ans finalement les connaissances subordonnes (ex: basset) Difficults lexicales des enfants avec trouble du langage Dollaghan (1992) diffrences structurelles Nombre rduit dentres lexicales Moins dinformation associe avec les entres individuelles Moins de connections (ou inadquates) entre les entres lexicales Hypothse de difficults de stockage (storage) Enfants avec TL sont plus lents pour apprendre mots nouveaux, moins familiers avec les mots de leur lexique, reprsentations smantiques moins labores et moins de connections lexicales

Hypothse difficult de rcupration (retrieval) Les algorithmes utiliss pour accder au mot ne sont pas aussi efficients que ceux utiliss par les enfants au DN (pas de problmes avec les reprsentations, ni les connections) Propositions dvaluation (1) (Schelstraete & Bragard, in : Schlestraete et Nol, Approche psycholinguistique et neuropsychologique des troubles du langage oral, du langage crit et du calcul chez lenfant, ..) Contraster dnomination et dsignation Si Dsi > Dno : problme de rcupration ? Si Dsi = Dno (faibles) : stock limit de reprsentations smantiques ? Tester la richesse des reprsentations smantiques

Associations smantiques en comprhension Antonymes Fluences smantiques Jugement smantiques Catgorisations smantiques ! Effet possible modalit de prsentation (orale vs visuelle) IV Illustrations A) le manque du mot

B) thrapie smantique Le manque du mot dans les troubles spcifiques du langage chez lenfant (Bragard & Schlestraete, sous presse) on parle de manque du mot pour dsigner un trouble dvocation lexicale , dfini comme un dsordre langagier touchant le versant expressif dans lequel lindividu connat le mot quil veut utiliser mais est incapable de le rcuprer Chez ladulte, chez lenfant, pathologies acquises ou dveloppementales Le MDM symptme sobserve dans les troubles spcifiques du dveloppement du LO, en particulier dans les dysphasies lexico-syntaxiques (Rapin & Allen, 1983) dans le retard de langage (McGregor, 1997)

Suite une atteinte crbrale, traumatismes crniens, hydrocphalies Troubles de fluence de la parole, bgaiement Mauvais compreneurs (poor comprehenders) Dyslexies, difficults gnrales dapprentissage du langage crit (Swan & Goswami) Symptmes chez les enfants prsentant un MM (Tableau 1)

Dlais importants dans la recherche dun mot en mmoire Nombreuses pauses Mots vides de sens, indfinis chose , truc Pauses remplies hum , alors Persvrations (rptition dun mme mot produit une premire fois dans une situation approprie et rapparaissant de manire inadquate ensuite) Nombreuses circonlocutions : couteau : il a une pointe Je ne sais pas/plus Substitutions Nologismes Commentaires mtaphonologiques cela commence par un /b/ Gestes ic,iques ou de frustration

Difficults voquer un vnement ou raconter une histoire En situation de test DENO/DESI dimages Les enfants avec MM sont capables didentifier limage correspondant au mot quils ne peuvent produire (distracteurs : smantique : mouflegant; phonologique : vent-gant; non li : voiture-gant) Difficults produire mot cible face un dessin, une photo, un objet (dnomination) ou en production spontane Erreurs smantiques (jupe-pantalon), phonologiques (radiateur-ordinateur), mixtes (boulangerie-boucherie), visuelles (horloge-compas) DESI > DENO chez les enfants au DN; si cart plus important chez les enfants avec MM : dficit accs lexical

Demander lenfant de dessiner ou dfinir un item propos oralement : reprsentations smantiques sous-spcifies ?? Dans le cadre du discours : rptitions, reformulations, substitutions, pauses (et parfois pas de problme dans laccs lexical) DENO dimages : variables psycholinguistiques Temps de dnomination dimages : LENTEUR Effet de frquence (et/ou AoA) exagr Effet de longueur exagr Temps plus rapide lorsque un grand nombre de sujets saccordent sur le nom Effet du voisinage lexical : temps de dno plus rapide quand peu de voisins !!

A INVESTIGUER chez des sujets au dveloppement atypique Causes du MM dans les troubles spcifiques du langage Troubles de la rcupration (Dollaghan, 1987) ditems bien stocks par ailleurs Trouble du stockage des mots (Kail & Lonard, 1986) vidence : les TSL nont pas un meilleur rappel de mots lus oralement par lexprimentateur, lorsque ceux-ci appartiennent 4 catgories smantiques que lorsquils sont issus de catgories diffrentes, contrairement aux enfants au DN qui bnficient de lexistence de catgories smantiques Interprtation les mots sont stocks de manire moins labore dans le lexique mental

chez les enfants TSL, liens plus faibles et moins nombreux entre les concepts Les enfants avec MM apprennent les mots plus tard, ont une connaissance moins prcise; mots moins familiers, moins associs entre eux dans la mmoire smantique; lexique comparable celui denfants plus jeunes : des informations plus parses sur les concepts lexicaux sont encodes et de fortes associations entre les concepts doivent encore se crer Les remdiations peuvent-elles nous renseigner sur les causes ? Mc Gregor & Leonard (1989) : prise en charge de 4 enfants prsentant un manque du mot (- 1 s.d. pour voc rceptif; < - 1 s.d. pour voc. Expressif et au Test Word Finding ) gs de 9;1 10;5 ans 2 enfants contrle : prise en charge sans lien avec difficults

daccs lexical (pas damlioration observe) 2 enfants entrans Enrichir le stockage : apprendre dceler les diffrences et les similarits phonologiques et smantiques entre les mots Rcupration : saider de la catgorie smantique ou du dbut du mot Les deux techniques Rsultat : bnfice en faveur du travail de stockage, mais le gain le plus important est pour les mots pour lesquels les deux techniques sont utilises Conclusion : difficile de se prononcer sur la question stockage/rcupration Distinction trouble phonologique vs smantique

DENO dimages implique analyse visuelle Slection dune unit lexicale partir des reprsentations smantiques Encodage phonologique : activation de la reprsentation phonologique Phnomne bout de la langue Linfo smantique est rcupre Linfo phonologique nest pas rcupre (parfois premire lettre ou premire syllabe) Patients aphasiques

Utiliser un objet sans pouvoir le dnommer Utiliser un mot sans pouvoir reconnatre son rfrent (Pillon, 2002) Selon certains auteurs, les enfants prsentant un MM Commettent plus derreurs de nature phonologique (Chiat & Hunt, 1993) Prsentent une dominance derreurs smantiques en DENO (McGregor, 1994, 1997) les substitutions smantiques pourraient provenir dun chec daccs la reprsentation phonologique Le MM pourrait provenir de reprsentations smantiques faiblement spcifies McGregor, Friedman, Reilly, & Newman, 2002 Comparaison DENO dimages/dessins dimages Le degr de connaissance dans le lexique smantique

rend les mots plus ou moins vulnrables au problme de rcupration La plupart des erreurs smantiques sont associes avec une connaissance smantique limite , qui se manifeste soit par des trous lexicaux, soit par des reprsentations fragiles McGregor, Newman, Reilly, & Capone (2002)

Nomination dobjets Les SLI (6;2) font plus derreurs que les enfants au DN (mme ge) Pour les deux groupes, erreurs de dnomination smantique et rponses indtermines sont prdominantes Chaque participant dessine ou dfinit chaque item qui a donn lieu soit erreur smantique, soit rponse indtermine, et chaque item qui a t russi Les dessins et les dfinitions des items nomms incorrectement sont plus pauvres, suggrant une connaissance smantique limite Les SLI participent aussi une tche de reconnaissance (choix forc); performance plus faible sur les items nomms incorrectement Connaissance smantique parse pour la des erreurs smantiques et 1/3 des rponses indtermines Conclusion : le degr de connaissance reprsent dans le lexique smantique de lenfant rend les mots plus ou moins vulnrables des erreurs de rcupration et la connaissance smantique limite

contribue aux erreurs de dnomination frquentes chez les SLI McGregor & Appel (2002) Dessins dobjets Les dessins dobjets pralablement bien dnomms ou dnomms avec une erreur phonologique sont meilleurs que ceux dnomms avec erreur smantique Concordance entre les erreurs smantiques en dnomination et les faiblesses en dessins Dockrell, Messer, George, et Ralli (2003) Comparaison des reprsentations smantiques des enfants prsentant un MM celles des enfants de mme ge chronologique (7 ans) et de mme ge linguistique

Tches : dnomination, dfinition dobjets et dactions Rsultats MM : lenteur et imprcision en dnomination; dfinitions moins nombreuses et imprcises par rapport aux enfants de mme ge chronologique; Les dfinitions des enfants avec MM contiennent plus dinformations redondantes MM ont des performances comparables celles du groupe de mme ge linguistique Diffrences qualitatives p. rapport aux groupes contrles : les MM donnent dans leurs dfinitions de nombreuses informations perceptives (description de lapparence de lobjet) et fonctionnelles mais peu de caractristiques smantiques (ni la catgorie, ni de quoi il est fait); ils nont pas assez de donnes stockes pour discriminer des voisins smantiquement proches Imprcision des reprsentations phonologiques (Bragard & Schelstraete, sous presse)

Mc Gregor (1994) : prise en charge du manque du mot chez des enfants de 2 5 ans Langage rceptif OK Discours dysfluent Dnomination rpte dimages : inconsistance dans laccs aux mots : ils ne parviennent pas toujours retrouver le mots quils connaissent Prise en charge : apprendre nouvelles informations phonologiques sur les mots Face une image, lenfant doit essayer, avec laide de lexp., de retrouver le premier phonme du mot, puis trouver le nombre de syllabes de celui-ci

Rsultats Avant prise en charge : 70% des erreurs en DENO = substitutions smantiques Aprs : diminution erreurs phono et des substitutions smantiques Lutilisation du paradigme du bout de la langue (Tip of the Tongue) Faust, Dimitrovsky & Davidi, 1997 Lire des dfinitions de mots rares aux sujets qui doivent dire ce qui leur vient lesprit : premire lettre, nombre de syllabes, mot synonyme 8; 2 ans; voc expressif < voc rceptif Difficults rcupration des mots en rappel de mots et dans le

discours; substitutions phonologiques et smantiques; circonlocutions, utilisation mots gnriques Les enfants avec TSL donnent autant dinfor smantiques sur le mot cible non rcupr que les enfants normaux, mais rapportent des infos phonologiques invalides : la rcupration de linfo smantique lexicale est dissocie de la rcupration de la forme lexicale Conclusions Seule une partie (23%) des enfants avec TSL prsentent un MM, et une minorit (11%) de manire isole

Hyp : certaines atteintes phonologiques conduisent plus que dautres fragiliser la construction du lexique et les mcanismes permettant dy accder Chiat, 2001 : les troubles du langage oral dcoulent dun dficit lors de lappariement entre la forme sonore et sa signification (mapping theory) Une reprsentation phonologique imprcise entranerait une mauvaise reprsentation smantique Si lenfant ne peroit pas les diffrences qui distinguent deux concepts, il ne comprendra pas la ncessit de les dnommer diffremment Le dveloppement phonologique influence le dveloppement de lorganisation conceptuelle : rle des noms dans la formation de nouvelles catgories, ds 12 mois (Waxman & Marlow, 1995) Cas clinique Bragard & Maillart, 2005, Glossa, 94, pp. 48-69

Marie, 9; 3 ans; fin CE1(redoublement) 8 ans : QIV 87 et QIP 78 Difficults mmoire verbale et difficults attentionnelles : Rilatine Difficults scolaires importantes, tant en math quen franais Bilan orthophonique : M. sexprime de manire fluide, mais parle trs peu spontanment Phonologie et syntaxe : rsultats aux tests standardiss Phonologie : rsidus dun trouble rduqu; naffecte pas la mtaphono, ni le niveau de lecture et dortho Rptition mots difficiles : voir exemples p. 53 Morpho-syntaxe : dficit en production : difficults morphologie

verbale : Pierre et Jean apprend Niveau lexico-smantique: dficience production et comprhension (scores proches de 2 s.d.) DENO dimages : erreurs smantiquement proches : elle produit framboise pour mre , robinet pour vier , oie pour cygne DESI : mme type de confusion smantique : M. montre le dessin dun volcan pour fleuve , celui dun thermomtre pour le temps Accs lexical : correct : preuves de fluence dans la norme, et aucun signe de manque du mot ?? Sous-spcification des reprsentations smantiques ?? Bilan neuropsy Mmoire verbale de travail : Performances largement dficitaires sur le matriel auditivo-verbal : encodage, rcupration, maintien long terme

Bilan approfondi Les preuves faisant appel un traitement visuel (DENO et DESI dimages) sont plus svrement atteintes que celles qui font appel des modalits auditives (fluence, antonymes) Si dficit visuel, on sattend des confusions ditems visuellement proches (bic, cigarette) ne pas observer de confusions smantiques partir de loral (devinettes, dfinitions) OR : scores faibles dans devinettes K-ABS, et dfinition de mots (WISC III) : dfinitions peu prcises, peu de caractristiques smantiques (M. dit comment est lobjet, mais ne dit pas quoi il sert) Autres preuves smantiques

Appariement dimages : BORB : lenfant doit choisir parmi deux possibilits litem imag qui va le mieux avec litem cible ( cigarette ou rasoir avec allumettes ) Appariement dobjets sous diffrentes vues : BORB : apparier un item imag avec son correspondant prsent sous une autre vue (lion entier avec tte de lion) Jugement smantique (Bragard, in prep.): dire si une image correspond au mot cible propos auditivement par lordinateur Mot correct : image grappe de raisin avec mot raisin Mot li smantiquement : image grappe de raisin avec mot mres Mot sans lien avec la cible : chelle Rsultats Appariement dimages : M. propose associations errones ou fort

loignes, ne prend pas en compte le lien le plus pertinent Appariement images/mot : confusions entre items proches Prise en charge Buts Augmenter le vocabulaire Affiner les reprsentations smantiques existantes Mthode Travailler par catgorie smantique Au sein de chaque catgorie : multiplier les liens fonctionnels, catgoriels, visuels partir dimages, de mots crits

Matriel Catgorisation : regrouper les images qui vont bien ensemble, justifier le choix; suggrer des catgories Proche / diffrent : on demande lenfant de choisir deux images qui soit vont bien ensemble, soit ne vont pas bien ensemble, en justifiant leur choix Proposition dindices : si lE. pche une cerise, il soit proposer : cest rouge, cest un fruit, a a un noyau, a pousse sur un arbre Intrus : dterminer, parmi 4 images, celle qui ne va pas avec les autres .. Dmarche de Bilan lexical : Conclusions Aspect quantitatif : tests norms, chelle

parentale Comment lenfant acquiert-il des mots nouveaux ? Contraintes ?? Hypothses sur lorganisation lexicale Stockage Rcupration Richesse smantique Possibilits de rducation

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